Travailler en espaces confinés, tels que des réservoirs, des silos, des égouts ou des vides sanitaires, comporte des risques spécifiques et souvent sous-estimés. Il s'agit de lieux de travail qui ne sont pas destinés à un séjour prolongé, dont l'accès et la ventilation sont limités, et où des atmosphères dangereuses peuvent se former. Pour les professionnels de la sécurité, il est essentiel d’identifier clairement ces risques et de les maîtriser. Consultez la boîte à outils sur senTRAL et optez pour une approche sûre.
Cet article s'appuie sur les réflexions de Pieter Rens et Eddy Eyckmans, pour senTRAL
Les principaux risques liés aux travaux en espaces confinés
Une analyse approfondie des risques est indispensable lors des travaux en espaces confinés. Les risques ci-dessous constituent un danger pour la santé :
- Danger d'asphyxie (par manque d'oxygène)
Dans des conditions normales, l'air ambiant contient 21 % d'oxygène en volume. Lorsque la teneur en oxygène diminue, la respiration devient plus difficile et, à un certain moment, même impossible. L'asphyxie résulte d'un manque d'oxygène dans l'air inhalé. Une concentration en oxygène de 19,5 % est considérée comme la limite inférieure de sécurité. - Danger d'évanouissement ou d'intoxication
L'intoxication peut être causée par des produits stockés dans l'espace confiné ou y étant introduits pendant les travaux. Les substances nocives peuvent pénétrer dans le corps humain de différentes manières. - Risque d'incendie et d'explosion
Les gaz, vapeurs ou particules de poussière inflammables peuvent, en combinaison avec l'oxygène et une source d'inflammation, provoquer des explosions. Même après nettoyage, des mélanges dangereux peuvent subsister. - Bruit et nuisances acoustiques
Selon le type de travaux effectués dans l'espace confiné, une nuisance sonore peut être générée pour les personnes présentes. L'espace confiné peut agir comme une caisse de résonance. Il en résulte un niveau sonore bien plus élevé que pour la même source de bruit à l'air libre ou dans un atelier. Le niveau sonore accru dans l'environnement confiné rend la communication verbale difficile. - Risques ergonomiques
Les espaces confinés n'étant pas conçus pour accueillir des travailleurs, l'espace de mouvement y est souvent limité. En particulier lorsque des travaux de réparation doivent être effectués, le travailleur peut être amené à adopter des postures physiquement contraignantes, ce qui augmente le risque de sollicitation excessive du dos, des poignets, de la nuque et des épaules . De plus, la visibilité est généralement réduite en raison d'un éclairage insuffisant ou inexistant. - Électrocution
Lorsque du matériel électrique (par exemple, des outils électriques à main) est utilisé dans des espaces confinés, il existe un risque que ce matériel soit mis sous tension à l'extérieur en raison d'une mauvaise isolation ou de dommages. o Le risque de chocs électriques et d'électrocution est encore accru dans les espaces confinés par les facteurs suivants : o l'espace confiné est si étroit que l'on est constamment en contact avec les parois conductrices ; o il s'agit d'un espace humide contenant de la vapeur d'eau, voire de l'eau ; o il y a beaucoup de métal dans l'environnement (canalisations, réservoirs, etc.). - Pièces mobiles
Les pièces mobiles telles que les agitateurs ne doivent jamais être activées ; elles peuvent causer des blessures graves sans verrouillage adéquat. - Risques de chute, de trébuchement et de glissade
Un mauvais éclairage, des surfaces glissantes et des sols irréguliers augmentent le risque d'accidents. - Effondrement ou affaissement
Lors de travaux dans des tranchées ou des espaces souterrains, il existe un risque d'effondrement des parois en l'absence de soutènement suffisant. - Autres risques spécifiques
Pensez à l'électricité statique, à la contrainte thermique, à la noyade, aux agents biologiques ou à la claustrophobie – en fonction du contexte de l'espace.