La date limite pour la facturation électronique est à peine dépassée et, pourtant, l’inquiétude du secteur est grande. Depuis l’introduction obligatoire de la facturation électronique via Peppol, de nombreux experts-comptables rencontrent des problèmes persistants. Des factures disparaissent, des systèmes se bloquent, le respect des délais est compromis : une situation ennuyeuse pour tous ceux qui sont concernés par la facturation électronique. Dans cet article, nous passons en revue les principaux problèmes, nous décrivons le contexte et nous répondons aux questions les plus pressantes auxquelles les experts-comptables, les chefs d’entreprise et les décideurs politiques sont confrontés aujourd’hui.
Quels sont les problèmes de facturation électronique que rencontrent les experts-comptables ?
Selon l’Association des experts-comptables et des comptables (CRECCB), il ne s’agit pas de simples « maladies de jeunesse », mais de problèmes structurels. Ils mentionnent les points suivants :
- Disparition de factures : des factures qui ont été correctement envoyées via Peppol ne parviennent pas toujours à leur destinataire. Il en résulte des comptabilités incomplètes et des données manquantes pour les déclarations de TVA.
- Recherches fastidieuses : les experts-comptables perdent actuellement beaucoup trop de temps à rechercher des factures qui ont disparu « quelque part dans le système. » Ce qui devait conduire à une simplification engendre de la complexité.
- Problèmes de performance des logiciels de facturation électronique : les logiciels de comptabilité électronique connaissent des lenteurs de traitement, de fréquents arrêts du système, des plantages en période d’activité accrue et des mises à jour qui provoquent de nouvelles erreurs.
- Services d’assistance surchargés : les problèmes de facturation électronique sont tellement fréquents pour le moment que les fournisseurs de logiciels peuvent difficilement faire face à l’afflux de demandes et de problèmes.
- Factures doubles (ou multiples) : la même facture apparaît parfois trois à cinq fois, ce qui rend les corrections fastidieuses et augmente considérablement le risque d’erreurs humaines.