« Une taxe au champ d’application flou et incohérent, conçue comme une imposition quasiment isolée, reposant sur trois régimes et deux “sacs à dos”. » C’est ainsi que les auteurs Mark Delanote et Wouter Verhoeye décrivent le projet de loi sur la taxe sur les plus-values réalisées sur des actifs financiers, dans une récente contribution parue dans Actualités Fiscales. Lisez dix points du projet de loi posant problème selon les auteurs, ainsi que leurs suggestions.
Cet article est un résumé de la contribution « Taxe sur les plus-values réalisées sur des actifs financiers : analyse critique et propositions constructives ». Auteurs :
Mark Delanote (avocat chez Delanote Law, professeur à l’UGent), Wouter VERHOEYE (avocat, associé chez Argo Law, collaborateur scientifique volontaire de l’Institut de droit fiscal de l’UGent).
Lisez la contribution complète parue dans Actualités Fiscales sur monKEY.
Absence de simplification
Les auteurs notent que la nouvelle taxe sur les plus-values n’a pas entraîné une simplification du paysage fiscal : « L’occasion a été manquée de supprimer des régimes spécifiques existant, p. ex. la taxe Reynders […] Une réforme plus globale devrait dès lors être envisagée. »
Lacune en ce qui concerne la gestion anormale
En appliquant la doctrine Baltus, les plus-values réalisées en dehors de la gestion normale ne sont pas automatiquement imposées, ce qui, selon les auteurs, constitue une lacune de la législation : « L’article 90, alinéa 1er, 1° CIR 92 (gestion anormale) ne taxe pas automatiquement la plus-value (doctrine Baltus). Il nous paraît conseillé d’y remédier. »