Legal 02 septembre, 2026

Quelques conseils pour protéger ses yeux lors du travail sur écran

Les écrans font désormais partie intégrante de notre quotidien professionnel. Indispensables dans de nombreux métiers, ils peuvent toutefois être à l’origine d’une fatigue visuelle lorsque certaines bonnes pratiques ne sont pas adoptées. Pourtant, quelques gestes simples permettent de réduire les inconforts et de préserver durablement le bien-être des travailleurs.

Fatigue visuelle numérique

Contrairement à la lecture sur papier, un écran impose aux yeux un travail permanent d’accommodation pour maintenir une image nette. À cela s’ajoutent les contrastes lumineux, les reflets, la proximité de l’écran et la diminution du clignement des paupières.

Cette combinaison favorise l’apparition du syndrome de fatigue visuelle numérique. Les symptômes les plus fréquents sont :

  • des yeux secs ou irrités ;
  • une sensation de brûlure ou de picotement ;
  • une vision floue en fin de journée ;
  • des difficultés de concentration ;
  • des maux de tête ;
  • des douleurs au niveau du cou et des épaules liées à une posture inadaptée.

Ces manifestations ne traduisent généralement pas une dégradation de la vision, mais elles constituent un signal d’alerte indiquant que les capacités d’adaptation de l’œil sont fortement sollicitées. Elles peuvent également affecter la qualité du travail, augmenter les erreurs et diminuer la vigilance, notamment lors d’activités nécessitant une forte concentration.

Aménagement du poste de travail

La prévention commence par un poste de travail correctement conçu. Un mauvais positionnement de l’écran ou un éclairage inadapté obligent les yeux à fournir un effort supplémentaire pendant plusieurs heures.

Quelques principes ergonomiques permettent de limiter cette surcharge :

  • placer l’écran à environ une longueur de bras ;
  • positionner le haut de l’écran légèrement sous le niveau des yeux ;
  • éviter les reflets provenant des fenêtres ou des luminaires ;
  • adapter la luminosité et le contraste aux conditions d’éclairage ;
  • utiliser une taille de caractères suffisamment confortable.

L’environnement joue également un rôle important. Un air trop sec, souvent lié à la climatisation ou au chauffage, accentue l’évaporation des larmes et favorise la sécheresse oculaire. Maintenir une hygrométrie satisfaisante améliore le confort des utilisateurs tout au long de la journée.

Quelques bons réflexes

Au-delà de l’aménagement du poste, certaines habitudes permettent de réduire efficacement la fatigue visuelle. La plus connue est la règle du 20-20-20 : toutes les vingt minutes, il est recommandé de détourner le regard de l’écran pendant vingt secondes en fixant un point situé à environ six mètres. Cette courte pause permet de relâcher les muscles responsables de la mise au point.

Il est également conseillé de penser à cligner régulièrement des yeux. Devant un écran, la fréquence de clignement diminue fortement, ce qui favorise la sécheresse oculaire. Ce geste simple contribue à répartir le film lacrymal sur la surface de l’œil et améliore immédiatement le confort visuel.

Lorsque cela est possible, il est également bénéfique d’alterner les tâches afin d’éviter plusieurs heures consécutives de travail intensif sur écran. Une réunion, une lecture sur document papier ou un déplacement permettent de varier les sollicitations visuelles et posturales.

Auteur: Adrien Grégoire
Source: Inforisque, Travail sur écran : les bonnes pratiques pour préserver durablement sa vue, 30 juillet 2026

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