Juridique04 janvier, 2021

Le marché belge de la LegalTech reste fort

Le nombre d'entreprises LegalTech se stabilise début 2021

Qu’en est-il des LegalTech en Belgique au début de l’année 2021 ? Nous vous en proposons un aperçu pratique

legaltech map

Pour la troisième année consécutive, Wolters Kluwer Belgique a dressé la carte des entreprises, start-ups, produits et services LegalTech belges au début de la nouvelle année. Les entreprises de LegalTech se concentrent sur l'innovation dans le secteur juridique et tirent la carte du numérique pour créer des produits, des services et des outils utiles pour les professions juridiques telles que les avocats, les magistrats, les juristes d'entreprise, les notaires, etc. Les principaux objectifs de ces entreprises sont d'offrir des outils de travail permettant de simplifier les processus et les flux de travail, d'apporter plus de qualité, d'augmenter la valeur d'un produit ou d'un service et de se concentrer sur une plus grande efficacité et un gain de temps pour l'utilisateur.

Alors que 55 acteurs différents avaient déjà été identifiés au début de 2019, il y a eu une forte croissance et le nombre d'acteurs a presque doublé au début de 2020. Sur la "Belgian LegalTech Map 2021", ce nombre se stabilise à une centaine d'entreprises, de produits et de services actifs sur le marché. Les principaux domaines d'activité de ces sociétés restent les mêmes, à savoir les logiciels de gestion juridique pour les cabinets d'avocats ou les entreprises, les outils de gestion des contrats ou d'automatisation des documents et divers services juridiques en ligne.

On ne sait pas encore si la crise du coronavirus aura un impact sur le nombre de (nouveaux) acteurs sur le marché dans les mois à venir, mais ce qui est certain, c'est que les avocats, les magistrats et les autres professions juridiques se sont adaptés très rapidement et ont commencé à travailler différemment. Par conséquent, nous constatons également une forte augmentation de l'utilisation des produits et services numériques pour soutenir les avocats dans leur travail. Il n'est pas surprenant qu’en 2020, les investissements dans la technologie pour soutenir le travail juridique ont augmenté. Il faut s'attendre à ce que les investissements dans ces technologies restent au moins les mêmes à l'avenir, voire qu'ils augmentent encore. 

Un rapport d’enquête de Wolters Kluwer montre clairement que le secteur juridique a fait un énorme revirement et a réalisé en quelques mois des progrès numériques qui, dans d'autres circonstances, auraient pu prendre plusieurs années. La flexibilité du travail à domicile est pleinement établie, la communication virtuelle et numérique entre collègues, avec les parties et les clients est devenue la norme.

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a, depuis son entrée en fonction début octobre, misé sur plus de sessions vidéo au sein du ministère de la Justice. La digitalisation de la justice est la première priorité du ministre. Un dossier électronique complet est une priorité et, en outre, des investissements sont réalisés dans du matériel supplémentaire pour le personnel. Une même tendance s’observe chez les avocats. La recherche numérique est une alliée absolue dans cette crise de la Covid-19. M. Du Mongh, bâtonnier adjoint au barreau de la province d'Anvers, confirme que les entreprises et les particuliers - malgré la crise du coronavirus - continuent à faire appel aux services d'un avocat. M. Wynant (partenaire Van Olmen & Wynant) considère que la recherche numérique fait partie de l'environnement de travail numérique et flexible de l'avocat.